FRANCE
Écoutes téléphoniques. Tous sous surveillance !
29 juillet 2009 - source le telgramme
Les écoutes téléphoniques en hausse de 440 % sur les sept dernières années. Ce bilan d'une universitaire pose à nouveau la question du respect de la vie privée en France.
Vous êtes peut-être surveillé sans le savoir. Le recours administratif ou judiciaire aux interceptions de communications aurait augmenté de 440% aux cours des sept dernières années! Les écoutes téléphoniques à la demande des magistrats, en particulier des juges d'instruction, passent de 5.845en 2001 à 26.000 en 2008. Une hausse d'autant plus notable, qu'elle s'accompagne d'un investissement financier conséquent. En 2005, les dépenses d'interception du ministère de la Justice se seraient ainsi élevées à 92millions d'euros, soit 20% des frais de justice. Dans une étude sur le sujet, publiée hier par Le Figaro, Claudine Guerrier, chercheuse, souligne qu'environ «20.000écoutes téléphoniques» ont été réalisées en 2005, représentant «30% des interceptions globales» (courriels, SMS).
Même les courriels et les SMS sont interceptés
«Aujourd'hui, en prenant en compte les écoutes téléphoniques, les interceptions de mails et de SMS, on est presque à 100.000», a-t-elle précisé. La chercheuse attribue cette hausse «aux innovations technologiques permettant une meilleure surveillance», mais aussi «au contexte géopolitique sécuritaire» ayant suivi les attentats du 11septembre 2001, cette évolution se faisant «au détriment de la protection de la vie privée».
Quinze fois moins d'écoutes qu'en Italie
«Censé servir à collecter des informations pour la Défense nationale, afin de prévenir les conflits, lutter contre le terrorisme et la prolifération des armes nucléaires, ce réseau est soupçonné d'espionnage économique», assure ClaudineGuerrier, qui s'inquiète de l'absence d'un organe de contrôle indépendant encadrant ces écoutes.
Ces chiffres restent toutefois moins importants que chez nos voisins européens. D'après le ministère de la Justice, cité dans le rapport, la France est ainsi l'un des pays d'Europe qui pratique le moins d'interceptions judiciaires: quinze fois moins que l'Italie, douze fois moins que les Pays-Bas et trois fois moins que l'Allemagne. «Les autres pays européens qui sont dotés d'un réseau d'interceptions satellitaires, telle l'Allemagne, ont mis en place un système de contrôle», précise néanmoins le rapport.
mardi 28 juillet 2009
lundi 20 juillet 2009
parano ?
Faute de temps et vu les nombreuses évolutions législatives de ces derniers temps,
seuls la lettre-type (mode d'emploi) et la présentation sont "à jour" :
les autres informations sont (hélas) +- datées ;-(
Mises à jour / Todo
Les "casiers judiciaires bis" mis en place, en toute illégalité, par la police (STIC) et la gendarmerie (JUDEX), sont truffé d'erreurs. Dénoncés depuis des années par nombre de défenseurs des droits de l'homme, ils le sont aussi aujourd'hui par la Commission Nationale Informatique et des Libertés (CNIL).
Dans son Rapport 2005, la CNIL a en effet "estimé nécessaire d'appeler à nouveau solennellement l'attention du Gouvernement sur les risques graves et réels d'exclusion ou d'injustice sociale qu'ils comportent du fait des nombreux dysfonctionnements constatés et sur la quasi-impossibilité pour les personnes de faire valoir, en pratique, leurs droits".
La CNIL a ainsi supprimé 36% des fichiers Schengen (SIS), et 44% des fichiers STIC qu'elle a été amenée à contrôler en 2005 (contre 25% en 2001, 37% en 2002, 23% en 2003 et 26% en 2004), parce qu'"erronés, manifestement non justifiés ou dont le délai de conservation était expiré".
Ce Systeme de traitement des infractions constatées, qui répertoriait au 1er janvier 2004 "23, 5 millions de procédures, 26 millions d'infractions, 5 millions d'individus mis en cause, 18 millions de victimes, 8 millions d'objets, avait pourtant été épuré de "1 241 742 fiches relatives à des personnes mises en cause" en 2004...
La Commission nationale de l'informatique et des libertés estime qu'il faut "en moyenne un délai d'un an pour avoir des réponses aux demandes transmises par la CNIL", du fait "des délais d'instruction des demandes par les services du ministère de l'Intérieur et les parquets". Or, "les requérants saisissent de plus en plus la CNIL à la suite d'un refus d'embauche ou d'un licenciement résultant d'une enquête administrative défavorable ou encore (...) d'un refus de délivrance de visa ou d'un titre de séjour du fait de l'inscription dans le systeme d'information Schengen (...) Entre-temps, ils ont perdu leur travail et se trouvent parfois dans une situation d'extrême précarité".
Pourtant, le décret d'application de la nouvelle loi informatique et libertés "impose désormais aux services de la CNIL un délai de quatre mois à compter de la réception de la saisine pour instruire la demande et notifier au requérant le résultat de ses investigations".
La CNIL réclame ainsi aujourd'hui que
. "l'utilisation de ces fichiers pour des enquêtes administratives ne soit désormais possible qu'après vérification de la pertinence et de l'actualité de ces mentions
. des instructions précises devraient à nouveau être données aux services chargés de la réalisation des enquêtes administratives pour qu'en aucun cas la seule consultation du STIC fasse foi et constitue l'unique élément sur lequel se fonde l'autorité administrative pour émettre son avis
. la reconnaissance au profit des victimes d'un droit d'accès direct aux informations les concernant dans les fichiers de police judiciaire
. l'information des personnes sur l'existence et les conditions d'exercice de ces droits, ainsi que sur leur droit d'accès doit être reconnue et garantie par des mesures spécifiques telles que l'affichage dans les locaux des commissariats, des mentions sur les dépôts de plaintes...".
En attendant, et comme la CNIL le précise elle-même :
"Depuis la loi du 15 novembre 2001 pour la sécurité quotidienne, le STIC (et donc JUDEX, NDLR) peut être consulté dans le cadre des enquêtes administratives devant précéder les décisions d'habilitation des personnes en ce qui concerne l'exercice de missions de sécurité et de défense, les autorisations d'accès ? des zones protégées en raison de l'activité qui s'y exerce et les autorisations concernant les matériels ou produits présentant un caractère dangereux. Cette possibilité a été étendue par la loi du 18 mars 2003 (instruction des demandes d'acquisition de nationalité française, délivrance et renouvellement des titres relatifs à l'entrée et au séjour des étrangers, nomination et promotion dans les ordres nationaux)".
Ce pourquoi nous vous invitons à faire valoir vos droits.
Une opération de
la Fédération
Informatique
et Libertés (FIL)
> Abonnez-vous au
fil actu de vie-privee.org
Sed quis custodiet ipsos custodes ? Qui surveillera les surveillants ?
seuls la lettre-type (mode d'emploi) et la présentation sont "à jour" :
les autres informations sont (hélas) +- datées ;-(
Mises à jour / Todo
Les "casiers judiciaires bis" mis en place, en toute illégalité, par la police (STIC) et la gendarmerie (JUDEX), sont truffé d'erreurs. Dénoncés depuis des années par nombre de défenseurs des droits de l'homme, ils le sont aussi aujourd'hui par la Commission Nationale Informatique et des Libertés (CNIL).
Dans son Rapport 2005, la CNIL a en effet "estimé nécessaire d'appeler à nouveau solennellement l'attention du Gouvernement sur les risques graves et réels d'exclusion ou d'injustice sociale qu'ils comportent du fait des nombreux dysfonctionnements constatés et sur la quasi-impossibilité pour les personnes de faire valoir, en pratique, leurs droits".
La CNIL a ainsi supprimé 36% des fichiers Schengen (SIS), et 44% des fichiers STIC qu'elle a été amenée à contrôler en 2005 (contre 25% en 2001, 37% en 2002, 23% en 2003 et 26% en 2004), parce qu'"erronés, manifestement non justifiés ou dont le délai de conservation était expiré".
Ce Systeme de traitement des infractions constatées, qui répertoriait au 1er janvier 2004 "23, 5 millions de procédures, 26 millions d'infractions, 5 millions d'individus mis en cause, 18 millions de victimes, 8 millions d'objets, avait pourtant été épuré de "1 241 742 fiches relatives à des personnes mises en cause" en 2004...
La Commission nationale de l'informatique et des libertés estime qu'il faut "en moyenne un délai d'un an pour avoir des réponses aux demandes transmises par la CNIL", du fait "des délais d'instruction des demandes par les services du ministère de l'Intérieur et les parquets". Or, "les requérants saisissent de plus en plus la CNIL à la suite d'un refus d'embauche ou d'un licenciement résultant d'une enquête administrative défavorable ou encore (...) d'un refus de délivrance de visa ou d'un titre de séjour du fait de l'inscription dans le systeme d'information Schengen (...) Entre-temps, ils ont perdu leur travail et se trouvent parfois dans une situation d'extrême précarité".
Pourtant, le décret d'application de la nouvelle loi informatique et libertés "impose désormais aux services de la CNIL un délai de quatre mois à compter de la réception de la saisine pour instruire la demande et notifier au requérant le résultat de ses investigations".
La CNIL réclame ainsi aujourd'hui que
. "l'utilisation de ces fichiers pour des enquêtes administratives ne soit désormais possible qu'après vérification de la pertinence et de l'actualité de ces mentions
. des instructions précises devraient à nouveau être données aux services chargés de la réalisation des enquêtes administratives pour qu'en aucun cas la seule consultation du STIC fasse foi et constitue l'unique élément sur lequel se fonde l'autorité administrative pour émettre son avis
. la reconnaissance au profit des victimes d'un droit d'accès direct aux informations les concernant dans les fichiers de police judiciaire
. l'information des personnes sur l'existence et les conditions d'exercice de ces droits, ainsi que sur leur droit d'accès doit être reconnue et garantie par des mesures spécifiques telles que l'affichage dans les locaux des commissariats, des mentions sur les dépôts de plaintes...".
En attendant, et comme la CNIL le précise elle-même :
"Depuis la loi du 15 novembre 2001 pour la sécurité quotidienne, le STIC (et donc JUDEX, NDLR) peut être consulté dans le cadre des enquêtes administratives devant précéder les décisions d'habilitation des personnes en ce qui concerne l'exercice de missions de sécurité et de défense, les autorisations d'accès ? des zones protégées en raison de l'activité qui s'y exerce et les autorisations concernant les matériels ou produits présentant un caractère dangereux. Cette possibilité a été étendue par la loi du 18 mars 2003 (instruction des demandes d'acquisition de nationalité française, délivrance et renouvellement des titres relatifs à l'entrée et au séjour des étrangers, nomination et promotion dans les ordres nationaux)".
Ce pourquoi nous vous invitons à faire valoir vos droits.
Une opération de
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dimanche 19 juillet 2009
hadopi 2
Hadopi 2 version Assemblée nationale, c’est de pire en pire
Tour d'horizon
Le projet de loi Hadopi 2 amendé par la Commission des affaires culturelles a été publié sur le site de l’Assemblée nationale. Il porte la marque des amendements Riester, rapporteur du texte qui, comme nous l’indiquions, a fait en sorte que la procédure soit désormais plus nerveuse et plus chère. Et pas seulement pour le contribuable. Tour d'horizon qui consacre plusieurs de nos informations révélées ces derniers jours.
Avocat obligatoire si on veut se faire entendre
Ainsi, dans la version du Sénat, l’Internaute dont l’IP aura été flashée par les agents de l’Hadopi ou les milices des ayants droit aura « le droit de se faire assister d’un conseil de son choix ». Riester a fait modifier ce passage : « Toute personne entendue a le droit de se faire assister d’un avocat de son choix ». Ainsi on passe d’un conseil (une personne compétente dans votre entourage, un technicien informatique, par exemple) à un avocat. Les frais sont évidemment d’une autre envergure.
Deuxième avertissement par lettre recommandée impérativement
Le deuxième avertissement se fera obligatoirement par lettre recommandée. Nous l’avions dit, le texte de Riester le confirme. Cela rapportera des milliers d’euro à la Poste – coûtera autant au contribuable - et contraindra à faire de cette étape, l’ultime marche avant le juge. Dans Hadopi 1 et Hadopi 2 version Sénat, la Commission des droits pouvait envoyer plusieurs mails avant de décider d’envoyer une lettre recommandée. D’une forme de souplesse, on passe à un cliquet antiretour. D’une menace de coup de bâton, à une frappe assurée. Pédagogique.
Légalisation du mouchard
Le mouchard est légalisé. Quand un abonné est soupçonné d’infraction de négligence caractérisée sur sa ligne, il recevra un email puis une lettre recommandée l’invitant fortement à installer un moyen de sécurisation de son accès à internet. C’est le fameux mouchard qui sera payant, non interopérable et à code fermé. Les Linuxiens et autres détenteurs d'OS non Redmondiens devront croiser des doigts.
Les entreprises en administrations privilégiées
Dans les quelques minutes qu’il aura à consacrer à chaque dossier, le juge aura l’obligation de « prendre en compte les circonstances et la gravité de l’infraction ainsi que la personnalité de son auteur, et notamment l’activité professionnelle ou sociale de celui-ci ». C’est une manière déguisée de tenir compte des entreprises, des artisans, des administrations afin de concentrer la suspension sur le particulier et lui seul. Tant pis pour elle, Mme Michu n’avait qu’à mieux sécuriser son accès Wifi.
La conciliation des libertés et des droits
Toujours dans ces quelques minutes, le juge devra tenir compte du choc des blocs entre libertés de communication et d’expression et le droit de propriété : « la durée de la peine prononcée doit concilier la protection des droits de la propriété intellectuelle et le respect du droit de s’exprimer et de communiquer librement, notamment depuis son domicile ». Le conseil constitutionnel avait demandé à la loi d’organiser cet équilibre, la loi demande au juge de l’assurer. C’est la responsabilité, version Hadopi.
L’expression communication électronique est toujours présente
L’expression de communications électroniques est toujours présente. Riester a promis de déposer un amendement pour l’éradiquer, mais comme nous l’exposions : l’éradication n'est qu’incomplète puisque le propos est encore présent en plusieurs endroits. Le terme est très vaste puisqu'il englone les communications privées et donc les emails, les messageries, mais aussi des sites de streaming et même de la téléphonie ou des flux TV. Il faut impérativement attendre sa suppression avant de titrer que toute atteinte aux communications privées est désormais du passé.
L’imbroglio de la téléphonie mobile
Quand un abonné utilise un service de communications électroniques, il risque l’interdiction de se réabonner à ce service pendant un an. Problème, si le téléchargement a été effectué depuis une ligne mobile, que fera le juge ? Un alinéa prévoit certes que « lorsque ce service est acheté selon des offres commerciales composites incluant d’autres types de services, tels que services de téléphonie ou de télévision, les décisions de suspension ne s’appliquent pas à ces services ». Pour nous plagier, le texte dit donc tout et son contraire et par un jeu d’imbrication rédactionnel, se mord la queue quant à son champ d’application : il englobe la TV et la téléphonie pour les faire sortir quelques lignes plus tard. Que faudra-t-il décider si le téléchargement à lieu depuis un téléphone 3G capable de recevoir la TV sur mobile, et relié à un PC pour sa partie Internet ?!
Dans sa version actuelle, même lorsqu'un téléchargement a lieu depuis Internet, le juge aura la possibilité d'exiger la suspension de votre abonnement mobile pendant un an. Un délice.
Ordonnance pénale, les ayants droit privilégiés
Le texte amendé en commission des affaires culturelles permettra au juge saisi dans le cadre de la procédure de l’ordonnance pénale – une procédure sans débat – de statuer, par la même ordonnance se prononçant sur l’action publique, sur sa demande de dommages et intérêts. Une telle procédure était jusqu’alors interdite : l’ordonnance pénale aurait donc privé les ayants droit du pouvoir de demander des dommages et intérêts. Un joli cadeau fait à ceux qui auront le beurre et l’argent du beurre (notre actualité)
La suspension circonscrite à la contrefaçon sur le Net
Le texte circonscrit la suspension aux seuls cas de contrefaçon commis en ligne. Dans l’entourage de Riester on nous explique que le texte initial aurait permis à un juge de couper l’accès à internet pour un trafic physique de T-shirt depuis la Chine. Mais tel que la phrase est tournée, vendre un sac à main Gucci sur eBay ou publier une vidéo sur Youtube avec la dernière œuvre d’art de Carla Bruni en bruit de fond ou échanger sur P2P sera traité de manière identique : cuik.
Rédigée par Marc Rees le vendredi 17 juillet 2009 à 15h52
Tour d'horizon
Le projet de loi Hadopi 2 amendé par la Commission des affaires culturelles a été publié sur le site de l’Assemblée nationale. Il porte la marque des amendements Riester, rapporteur du texte qui, comme nous l’indiquions, a fait en sorte que la procédure soit désormais plus nerveuse et plus chère. Et pas seulement pour le contribuable. Tour d'horizon qui consacre plusieurs de nos informations révélées ces derniers jours.
Avocat obligatoire si on veut se faire entendre
Ainsi, dans la version du Sénat, l’Internaute dont l’IP aura été flashée par les agents de l’Hadopi ou les milices des ayants droit aura « le droit de se faire assister d’un conseil de son choix ». Riester a fait modifier ce passage : « Toute personne entendue a le droit de se faire assister d’un avocat de son choix ». Ainsi on passe d’un conseil (une personne compétente dans votre entourage, un technicien informatique, par exemple) à un avocat. Les frais sont évidemment d’une autre envergure.
Deuxième avertissement par lettre recommandée impérativement
Le deuxième avertissement se fera obligatoirement par lettre recommandée. Nous l’avions dit, le texte de Riester le confirme. Cela rapportera des milliers d’euro à la Poste – coûtera autant au contribuable - et contraindra à faire de cette étape, l’ultime marche avant le juge. Dans Hadopi 1 et Hadopi 2 version Sénat, la Commission des droits pouvait envoyer plusieurs mails avant de décider d’envoyer une lettre recommandée. D’une forme de souplesse, on passe à un cliquet antiretour. D’une menace de coup de bâton, à une frappe assurée. Pédagogique.
Légalisation du mouchard
Le mouchard est légalisé. Quand un abonné est soupçonné d’infraction de négligence caractérisée sur sa ligne, il recevra un email puis une lettre recommandée l’invitant fortement à installer un moyen de sécurisation de son accès à internet. C’est le fameux mouchard qui sera payant, non interopérable et à code fermé. Les Linuxiens et autres détenteurs d'OS non Redmondiens devront croiser des doigts.
Les entreprises en administrations privilégiées
Dans les quelques minutes qu’il aura à consacrer à chaque dossier, le juge aura l’obligation de « prendre en compte les circonstances et la gravité de l’infraction ainsi que la personnalité de son auteur, et notamment l’activité professionnelle ou sociale de celui-ci ». C’est une manière déguisée de tenir compte des entreprises, des artisans, des administrations afin de concentrer la suspension sur le particulier et lui seul. Tant pis pour elle, Mme Michu n’avait qu’à mieux sécuriser son accès Wifi.
La conciliation des libertés et des droits
Toujours dans ces quelques minutes, le juge devra tenir compte du choc des blocs entre libertés de communication et d’expression et le droit de propriété : « la durée de la peine prononcée doit concilier la protection des droits de la propriété intellectuelle et le respect du droit de s’exprimer et de communiquer librement, notamment depuis son domicile ». Le conseil constitutionnel avait demandé à la loi d’organiser cet équilibre, la loi demande au juge de l’assurer. C’est la responsabilité, version Hadopi.
L’expression communication électronique est toujours présente
L’expression de communications électroniques est toujours présente. Riester a promis de déposer un amendement pour l’éradiquer, mais comme nous l’exposions : l’éradication n'est qu’incomplète puisque le propos est encore présent en plusieurs endroits. Le terme est très vaste puisqu'il englone les communications privées et donc les emails, les messageries, mais aussi des sites de streaming et même de la téléphonie ou des flux TV. Il faut impérativement attendre sa suppression avant de titrer que toute atteinte aux communications privées est désormais du passé.
L’imbroglio de la téléphonie mobile
Quand un abonné utilise un service de communications électroniques, il risque l’interdiction de se réabonner à ce service pendant un an. Problème, si le téléchargement a été effectué depuis une ligne mobile, que fera le juge ? Un alinéa prévoit certes que « lorsque ce service est acheté selon des offres commerciales composites incluant d’autres types de services, tels que services de téléphonie ou de télévision, les décisions de suspension ne s’appliquent pas à ces services ». Pour nous plagier, le texte dit donc tout et son contraire et par un jeu d’imbrication rédactionnel, se mord la queue quant à son champ d’application : il englobe la TV et la téléphonie pour les faire sortir quelques lignes plus tard. Que faudra-t-il décider si le téléchargement à lieu depuis un téléphone 3G capable de recevoir la TV sur mobile, et relié à un PC pour sa partie Internet ?!
Dans sa version actuelle, même lorsqu'un téléchargement a lieu depuis Internet, le juge aura la possibilité d'exiger la suspension de votre abonnement mobile pendant un an. Un délice.
Ordonnance pénale, les ayants droit privilégiés
Le texte amendé en commission des affaires culturelles permettra au juge saisi dans le cadre de la procédure de l’ordonnance pénale – une procédure sans débat – de statuer, par la même ordonnance se prononçant sur l’action publique, sur sa demande de dommages et intérêts. Une telle procédure était jusqu’alors interdite : l’ordonnance pénale aurait donc privé les ayants droit du pouvoir de demander des dommages et intérêts. Un joli cadeau fait à ceux qui auront le beurre et l’argent du beurre (notre actualité)
La suspension circonscrite à la contrefaçon sur le Net
Le texte circonscrit la suspension aux seuls cas de contrefaçon commis en ligne. Dans l’entourage de Riester on nous explique que le texte initial aurait permis à un juge de couper l’accès à internet pour un trafic physique de T-shirt depuis la Chine. Mais tel que la phrase est tournée, vendre un sac à main Gucci sur eBay ou publier une vidéo sur Youtube avec la dernière œuvre d’art de Carla Bruni en bruit de fond ou échanger sur P2P sera traité de manière identique : cuik.
Rédigée par Marc Rees le vendredi 17 juillet 2009 à 15h52
samedi 18 juillet 2009
sondages controverses
Le cabinet aux sondages controversés dirigé par un proche de Sarkozy
NOUVELOBS.COM | 18.07.2009 | 14:42
Selon le quotidien Libération, le mystérieux cabinet de l'Elysée épinglé par la Cour des comptes pour avoir commandé des sondages également parus dans certains médias est dirigé par Patrick Buisson, un conseiller politique très "influent" auprès de Nicolas Sarkozy.
Patrick Buisson,directeur de la chaîne Histoire, dirige le cabinet Publifact, épinglé par la Cour des comptes. (Sipa)
Le cabinet de l'Elysée mis en cause par un rapport de la Cour des Comptes, pour avoir facturé différents sondages réalisés par OpinionWay et publiés sur LCI et Le Figaro, est dirigé par un proche de Nicolas Sarkozy, selon des informations publiées par le quotidien Libération, samedi 18 juillet. L'Elysée avait refusé de révéler le nom du cabinet épinglé par cette juridiction administrative.
Citant "un acteur majeur du dossier", le journal assure que le cabinet épinglé par le rapport des Comptes s'appelle Publifact. Le site Mediapart croit également savoir qu'il s'agit de ce cabinet. Structure de petite taille, le cabinet serait dirigé par Patrick Buisson, patron de la chaîne Histoire et conseiller politique "très influent" auprès de Nicolas Sarkozy. Patrick Buisson est également l'ancien directeur du journal d'extrême droite Minute, et journaliste sur la chaîne d'information LCI.
1,5 millions d'euros de factures pour 2008
L'an dernier, ce conseiller du chef de l'Etat a délivré une facture de 10.000 euros d'honoraires mensuels à l'Elysée, via son cabinet situé dans le VIIIème arrondissement de Paris, sans oublier 130 autres factures dont le montant atteint les 1,5 millions d'euros pour l'année 2008, honoraires inclus.
Patrick Buisson aurait assuré au quotidien, par téléphone, ne pas souhaiter s'exprimer sur le sujet, tout en indiquant que la seule nouveauté de ce type de pratique viendrait de la volonté de Nicolas Sarkozy d'être transparent sur la question.
Vendredi, le PS a demandé l'ouverture d'une enquête sur ce qu'il dénonce être une "collusion" entre l'institut de sondages Opinion Way, l'Elysée, le Figaro et LCI.
(Nouvelobs.com)
NOUVELOBS.COM | 18.07.2009 | 14:42
Selon le quotidien Libération, le mystérieux cabinet de l'Elysée épinglé par la Cour des comptes pour avoir commandé des sondages également parus dans certains médias est dirigé par Patrick Buisson, un conseiller politique très "influent" auprès de Nicolas Sarkozy.
Patrick Buisson,directeur de la chaîne Histoire, dirige le cabinet Publifact, épinglé par la Cour des comptes. (Sipa)
Le cabinet de l'Elysée mis en cause par un rapport de la Cour des Comptes, pour avoir facturé différents sondages réalisés par OpinionWay et publiés sur LCI et Le Figaro, est dirigé par un proche de Nicolas Sarkozy, selon des informations publiées par le quotidien Libération, samedi 18 juillet. L'Elysée avait refusé de révéler le nom du cabinet épinglé par cette juridiction administrative.
Citant "un acteur majeur du dossier", le journal assure que le cabinet épinglé par le rapport des Comptes s'appelle Publifact. Le site Mediapart croit également savoir qu'il s'agit de ce cabinet. Structure de petite taille, le cabinet serait dirigé par Patrick Buisson, patron de la chaîne Histoire et conseiller politique "très influent" auprès de Nicolas Sarkozy. Patrick Buisson est également l'ancien directeur du journal d'extrême droite Minute, et journaliste sur la chaîne d'information LCI.
1,5 millions d'euros de factures pour 2008
L'an dernier, ce conseiller du chef de l'Etat a délivré une facture de 10.000 euros d'honoraires mensuels à l'Elysée, via son cabinet situé dans le VIIIème arrondissement de Paris, sans oublier 130 autres factures dont le montant atteint les 1,5 millions d'euros pour l'année 2008, honoraires inclus.
Patrick Buisson aurait assuré au quotidien, par téléphone, ne pas souhaiter s'exprimer sur le sujet, tout en indiquant que la seule nouveauté de ce type de pratique viendrait de la volonté de Nicolas Sarkozy d'être transparent sur la question.
Vendredi, le PS a demandé l'ouverture d'une enquête sur ce qu'il dénonce être une "collusion" entre l'institut de sondages Opinion Way, l'Elysée, le Figaro et LCI.
(Nouvelobs.com)
mercredi 15 juillet 2009

Mardi 14 Juillet 2009Montreuil: Une manif dégénère
Par B.B Suite à l'évacuation musclée d'un squat par la police, mercredi dernier à Montreuil, des jeunes ont manifesté lundi. Parce qu'un jeune homme a perdu un œil dans un tir de flash ball, ils entendaient dénoncer ce qu'ils pensent être une bavure policière. Mais la manifestation a dégénéré et Dominique Voynet, la maire de la ville, met clairement en cause l'attitude de la police.
Les esprits ont du mal à se calmer en ce jour de fête nationale. Mercredi dernier, un jeune homme affirmait avoir perdu un œil au cours de l'évacuation musclée par les forces de l'ordre d'un petit squat, à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Lundi soir, des centaines de jeunes se sont rassemblées dans le secteur de la Croix de Chavaux, non loin de l'ancienne clinique squattée, pour dénoncer ce qu'ils estiment être une bavure policière. Une manifestation qui a vite dégénérée. Et pour Dominique Voynet, la maire écologiste de la ville, les policiers seraient responsables des débordements.Dominique Voynet, interrogé mardi matin sur France info, met très vite en cause les forces de l'ordre. Vers 20 heures, les jeunes présents, certains encagoulés, commencent à envoyer des fusées, des pétards ou des fumigènes sur l'important dispositif policier qui leur fait face. Pendant une heure, les forces de l'ordre ne réagissent pas à ces provocations. Puis vers 21 heures, la police tire soudainement des grenades lacrymogènes et charge les manifestants. Pour se défendre, ces derniers répliquent en envoyant des... chaises et des pots de pentures. Il n'y aurait pas eu de blessés, mais douze personnes auraient été interpelées, dont un journaliste du Monde, avant d'être remises en liberté."Une démonstration de force totalement inutile"
"L'ordre de dissoudre la manifestation, venu d'en haut, est arrivé à un moment où les manifestants étaient pourtant pacifiques, tranquilles. Où rien ne laissait présager une mise ne péril de la sécurité des personnes et de l'ordre public", s'est indignée Dominique Voynet. Selon elle, c'est le directeur départemental de la sécurité publique (DDSP) qui a donné le feu vert. L'ancienne ministre de l'environnement de Lionel Jospin va même plus loin en affirmant que ce directeur s'est également "illustré en disant à quelques personnes témoins de la scène des propos étranges et révoltants". Il aurait lancé: "Si vous n'êtes pas contents, soyez conscients qu'en Iran, on tire sur des gens!". Particulièrement remontée, Dominique Voynet explique ensuite que "lorsque la manifestation a été dissoute, les forces de l'ordre ne se sont d'ailleurs pas contentés de séparer les manifestants. Ils en ont plaqué un bon nombre contre les murs, certains ont été frappés à grands coups de matraque, d'autres ont été arrosés de gaz lacrymogène".Après avoir fait part de sa colère, la maire de Montreuil entend bien réclamer des sanctions. Elle a ainsi demandé une "enquête indépendante" et annoncé son intention de saisir la commission nationale de déontologie de sécurité. Lundi, le Parti Socialiste avait demandé que l'inspection générale des services (IGS) de la police et la Commission nationale de déontologie de la sécurité "puissent faire toute la lumière" sur les circonstances de la blessure du jeune homme quelques jours auparavant, parlant d'un "grave incident". Et Dominique Voynet de dénoncer en guise de conclusion "une démonstration de force totalement inutile qui a généré à son tour le désordre".
TOUT VA BIEN ….....new blog en gestation..
Les esprits ont du mal à se calmer en ce jour de fête nationale. Mercredi dernier, un jeune homme affirmait avoir perdu un œil au cours de l'évacuation musclée par les forces de l'ordre d'un petit squat, à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Lundi soir, des centaines de jeunes se sont rassemblées dans le secteur de la Croix de Chavaux, non loin de l'ancienne clinique squattée, pour dénoncer ce qu'ils estiment être une bavure policière. Une manifestation qui a vite dégénérée. Et pour Dominique Voynet, la maire écologiste de la ville, les policiers seraient responsables des débordements.Dominique Voynet, interrogé mardi matin sur France info, met très vite en cause les forces de l'ordre. Vers 20 heures, les jeunes présents, certains encagoulés, commencent à envoyer des fusées, des pétards ou des fumigènes sur l'important dispositif policier qui leur fait face. Pendant une heure, les forces de l'ordre ne réagissent pas à ces provocations. Puis vers 21 heures, la police tire soudainement des grenades lacrymogènes et charge les manifestants. Pour se défendre, ces derniers répliquent en envoyant des... chaises et des pots de pentures. Il n'y aurait pas eu de blessés, mais douze personnes auraient été interpelées, dont un journaliste du Monde, avant d'être remises en liberté."Une démonstration de force totalement inutile"
"L'ordre de dissoudre la manifestation, venu d'en haut, est arrivé à un moment où les manifestants étaient pourtant pacifiques, tranquilles. Où rien ne laissait présager une mise ne péril de la sécurité des personnes et de l'ordre public", s'est indignée Dominique Voynet. Selon elle, c'est le directeur départemental de la sécurité publique (DDSP) qui a donné le feu vert. L'ancienne ministre de l'environnement de Lionel Jospin va même plus loin en affirmant que ce directeur s'est également "illustré en disant à quelques personnes témoins de la scène des propos étranges et révoltants". Il aurait lancé: "Si vous n'êtes pas contents, soyez conscients qu'en Iran, on tire sur des gens!". Particulièrement remontée, Dominique Voynet explique ensuite que "lorsque la manifestation a été dissoute, les forces de l'ordre ne se sont d'ailleurs pas contentés de séparer les manifestants. Ils en ont plaqué un bon nombre contre les murs, certains ont été frappés à grands coups de matraque, d'autres ont été arrosés de gaz lacrymogène".Après avoir fait part de sa colère, la maire de Montreuil entend bien réclamer des sanctions. Elle a ainsi demandé une "enquête indépendante" et annoncé son intention de saisir la commission nationale de déontologie de sécurité. Lundi, le Parti Socialiste avait demandé que l'inspection générale des services (IGS) de la police et la Commission nationale de déontologie de la sécurité "puissent faire toute la lumière" sur les circonstances de la blessure du jeune homme quelques jours auparavant, parlant d'un "grave incident". Et Dominique Voynet de dénoncer en guise de conclusion "une démonstration de force totalement inutile qui a généré à son tour le désordre".
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